Le chant des radiateurs

Samedi 17 mars à 18h

Bibliothèque de Saint-Paul-des-Landes

La chronique de Valérie

L’artiflette ! Ce n’est pas un plat savoyard. C’est un homme, une femme, une voix et un violoncelle. C’est un duo de mots et de sons, un élégant couple au regard puissant. Les mots de Bobin aux lèvres, la musicalité des phrases associées à la douceur de l’instrument. Un champ magique de culture. Un petit goût d’une ambiance intime et artistique. Les artistes mêlent les mots aux notes pour vous transporter dans la vraie douceur de l’auteur contemporain Christian Bobin et son autoportrait au radiateur, pas de chichis, tout est simple comme de l’eau de roche, tout est prêt tout est là écouter doucement captiver. Un spectacle qui vous met le cœur au chaud et vous fait du bien, un immense talent à dévorer.


La chronique de Philippe

Le spectacle va commencer !

Ignace Fabiani et Claire Davienne se postent immobiles, silencieux, face au public. Ils nous regardent, nous scrutent, intensément. Je crois que je baisse les yeux. Surprenante expérience d’être ainsi dévisagé sur ma chaise de spectateur : ça commence fort !

Durant 40 minutes, le comédien virevolte d’un extrait à l’autre d’Autoportrait au radiateur, journal-roman écrit par Christian Bobin en 1997. Non pas lecture, comme annoncé, mais texte récité, avec ferveur. Sur ces mots, l’archet de la violoncelliste virevolte également, dans un équilibre tout d’élégance. Parfois, il danse, parfois, elle parle. Et au bout du compte, la petite salle est conquise, ceux qui aimaient Bobin, ceux qui ne le connaissaient pas, et même ceux qui rechignaient à sa prose – et j’en suis.

En discutant ensuite avec les artistes, j’apprends qu’ils ont choisi de vivre trois ans dans l’une des cités les plus pauvres de Marseille, et en ont tiré un texte qu’ils mettront en scène prochainement : Les copains d’en bas. Derrière la poésie se cache donc un engagement radical. Épatant…

 


 

Un commentaire Ajouter le vôtre
  1. Magnifique expérience, en effet. On n’oubliera pas de rappeler, par courtoisie, qu’elle est offerte aux spectateurs de Saint-Paul des Landes par la Direction de l’action culturelle du Conseil départemental du Cantal.

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